Liposuccion

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La liposuccion ou lipoaspiration

 

La liposuccion est le traitement des surchages graisseuses ou lipodystrophies localisées qui touchent essentiellement les zones suivantes :

CHEZ LA FEMME :


- le ventre et surtout sa zone sous ombilicale ;
- les flancs ou «  poignées d’ amour » et les régions lombaires ou « hanches » ;
- les régions péri trochantériennes ou « culottes de cheval » ;
- la face interne des cuisses ;

- le cou, qui sera étudié dans le chapitre de la chirurgie esthétique du visage ;
- les genoux ;
- les mollets et les chevilles ;

- la face interne des bras et le prolongement sous axillaire des seins.

CHEZ L'HOMME :

- le ventre ;
- les flancs et les régions lombaires ;
- les seins ou adipogynécomastie ;

- le cou.


En définitive, beaucoup de zones du corps peuvent faire l’objet d’une surcharge graisseuse, de volume très variable et plus ou moins gênante.
Parfois, c’est toute la moitié inférieure du corps qui est touchée et fait l’objet d’une liposuccion, surtout chez les femmes.

Il faut savoir qu’après un amaigrissement important, le problème n’est plus vraiment à la graisse mais à la peau, aux surplus de peau qui pendent et sont extrêmement gênants tant sur le plan physique que psychologique.

LA PEAU EST UN EXCÈS SUR :

- le ventre : plastie abdominale ;

- toute la ceinture : body lift ;

- la poitrine : réduction mammaire ou cure d’affaissement (ptose) ;

- les bras : lifting de face interne ;

- les cuisses : lifting de face interne voire externe ;

- les genoux : moins souvent, surtout après chirurgie bariatrique et amaigrissement très important.

ORIGINE DES SURCHARGES GRAISSEUSES LOCALISEES

1. LA MALADIE CELLULITIQUE


Les lipodystrophies localisées représentent le stade ultime de la maladie cellulitique à laquelle on distingue 2 stades :
     - les anomalies cutanées superficielles ou aspect de « peau d’orange » ;
     - les déformations externes ou masses visibles, comme la «  culotte de cheval » qui correspondent aux lipodystrophies localisées, profondes au contact du muscle.

 

​LES ANOMALIES CUTANÉES SUPERFICIELLES :
L’apparition d’un aspect cutané de « peau d’orange » est progressif et seulement perceptible, au début, par le pincement superficiel de la peau puis cet aspect devient visible spontanément en positions debout puis couchée.

Ce stade n’est pas chirurgical :

la liposuccion n’améliore jamais l’aspect de « peau d’orange ». C’est ici le règne des diététiciens (règles hygiéno-diététiques), des endocrinologues (normalisation de dérèglements hormonaux (chez la femme comme chez l’homme,) des kinésithérapeutes et des médecins esthétiques, (drainage lymphatique manuel et endermologie ou LPG), des préparateurs physiques (activité sportive), plus rarement et moins surement, des mésothérapeutes. Il faut insister actuellement sur des traitements nouveaux, le plus prometteur étant, à mon son sens le suivant : section des travées fibreuses associée ou non à l'introduction de cellules souches ou autres produits dans l'espace libéré.

LES DÉFORMATIONS EXTERNES DU CORPS :
En l’absence de traitement, l’aspect cellulitique de la peau évolue fréquemment vers l’apparition progressive de masses graisseuses profondes, situées au contact des muscles et qui déforment le corps.
Les médecins parlent alors de lipodystrophies localisées qui représentent une excellente indication de la lipoaspiration ou liposuccion.

2. LES ANOMALIES HISTOLOGIQUES

Sous la peau, on décrit, en présence d’une lipodystrophie localisée comme la «  culotte de cheval », 3 couches graisseuses :
     - superficielle et moyenne : responsables des modifications cutanées superficielles telle l’aspect de « peau d’orange » et des capitons ;
     - profonde : où se développent les masses graisseuses appelées lipodystrophies localisées.

L’aspect superficiel de « peau d’orange » est engendré par :

     - un gonflement des cellules graisseuses qui se chargent en triglycérides mais sans se multiplier et s’organisent en amas ;
    - une attraction vers l’intérieur et par endroits de la couche profonde de l’épiderme exercée par les tractus fibreux rigidifiés qui entourent les amas de cellules graisseuses.

La cause de ces modifications est probablement un trouble des échanges métaboliques dans la substance fondamentale où baignent les cellules graisseuses : une hyper polymérisation de certaines molécules appelées mucopolysacharides en serait à l’origine, leur augmentation de volume bloquant les échanges métaboliques

Le stade des lipodystrophies localisées ou déformations externes

Il s’installe progressivement par gonflement des cellules graisseuses qui forment des micros nodules, puis, à un stade ultérieur, des macros nodules, et enfin de véritables masses graisseuses qui déforment le corps.
Le seul traitement adapté est la lipoaspiration.

Les facteurs étiologiques
De nombreux facteurs semblent prédisposer à la maladie cellulitique, mais l’étiologie exacte reste encore inconnue.
On évoque des facteurs constitutionnels et des facteurs acquis.

3. LES FACTEURS HISTOLOGIQUES

De nombreux facteurs semblent prédisposés à la maladie cellulitique mais l'étiologie exacte reste encore à définir.

On évoque les facteurs constitutionnels et les facteurs acquis

Les facteurs constitutionnels

 

Sexe :
C’est le principal facteur, les femmes semblant plus particulièrement prédisposées à la cellulite pour deux raisons :
     - leur couche graisseuse superficielle est beaucoup plus épaisse que chez l’homme ;
     - les lobules graisseux de cette couche superficielle sont cloisonnés sans maillage par du tissu conjonctif dont les cloisons verticales sont accrochées en surface à la face profonde du derme de façon plus tonique et responsables de l’aspect de « peau d’orange ».

Chez l’homme, les logettes sont plus petites et ne sont pas unies à la surface par ces cloisons fibreuses verticales. Les anomalies et irrégularités de surface ne peuvent donc pas se constituer de la même façon avec un système de maillage des septa.

Hormones :
Les hormones sexuelles féminines et notamment les œstrogènes, favorisent le gonflement des cellules graisseuses ou adipocytes, particulièrement dans la partie inférieure du corps féminin. Néanmoins, il a été impossible de corréler ne augmentation du taux des oestrogènes et un déclenchement de la maladie cellulitique.
Néanmoins, il a été impossible de corréler une augmentation du taux des œstrogènes et un déclanchement de la maladie cellulitique. De même, la diminution du taux des œstrogènes ne favorise pas la disparition de la cellulite.

Hérédité :

Le facteur héréditaire est très souvent retrouvé, les stéatomes apparaissant à la puberté. « La culotte de cheval » en est alors l’exemple caractéristique : fille, mère et grand-mère étant toutes trois atteintes.

Les facteurs acquis

 

L’alimentation est un facteur important :
- trop riche en graisse, elle favorise le stockage des triglycérides dans les adipocytes ;
- trop abondante, notamment pendant l’enfance, elle augmente les risques de cellulite à l’adolescence et à l’âge adulte par hyperplasie des adipocytes. Il faut signaler l’intérêt de la chrononutrition mise au point par le Dr Alain Delabos en 1986 et qui indique l’importance d’ingérer des glucides à assimilation lente et des graisses le matin (pain et fromage), en grosses quantité, viande le midi et poisson le soir. A noter également l’importance de la mastication, chaque bouchée devant être mastiquée au moins par 20 mouvements avant d’être avalée.

Les facteurs loco régionaux :

de type mécanique, temporaires ou permanents : sédentarité, vêtements trop serrés, pathologies articulaires sous jacentes, problèmes de contractions musculaires.
Ils semblent favoriser les blocages tissulaires et l’installation de la maladie cellulitique.

Les facteurs nerveux et les médicaments :

Les facteurs neuro végétatifs et psychologiques semblent influencer le stockage dans les adipocytes ainsi que certains médicaments tels la cortisone et certains antidépresseurs.

Technique opératoire

La liposuccion est une technique de chirurgie esthétique qui consiste à enlever la graisse excès entre la peau et le muscle, et particulièrement la couche graisseuse profonde accolée et au contact des muscles. Cette couche profonde est responsable des déformations externes du corps.

La technique de liposuccion procède en une fragmentation mécanique de la graisse par l'extrémité d'une canule aidée par une infiltration préalable de cette graisse via un liquide adapté, puis en une aspiration et donc une évacuation de la graisse fragmentée.

 

Les différentes techniques de lipoaspiration

La lipoaspiration est l’exérèse de la couche graisseuse profonde, située au contact des muscles. La technique d’aspiration procède en une fragmentation de la graisse et en une évacuation de cette graisse fragmentée.

 

La fragmentation de la graisse peut être obtenue de plusieurs façons :

     - mécaniquement : par une canule à extrémité mousse qui, maniée suivant des directions croisées, permet une fragmentation uniforme et complète. Il s’agit de la lipoaspiration classique, mise en œuvre par un français, le Docteur Gérard Illouz, et dont les résultats sont excellents.

​     - rarement par ultrasons voire vibrations qui ne présentent un certain intérêt que dans les cas difficiles de patients qui ont déjà été opérés et qui présentent des séquelles fibreuses sous cutanées très importantes avec rétraction superficielle de la peau.

L’évacuation de la graisse fragmentée se fait, dans tous les cas, par aspiration grâce au vide obtenu dans la canule. Aussi la lipoaspiration classique donne t elle des résultats magnifiques. Le seul problème : très « physique », elle est presque aussi fatigante pour l’opérateur qu’un jogging ou qu’une séance de musculation de même durée !

La technique d'aspiration classique

La technique est simple mais l’obtention de beaux résultats impose un opérateur expérimenté et doué d’une certaine sensibilité artistique.

Il suffit d’introduire sous la peau une canule de 2 ou 3 mm de diamètre (rarement 4), par une incision discrète, de 3 à 4 mm de longueur, souvent cachée dans un pli. Cette canule est reliée par un tube souple et transparent à une machine créant le vide et permettant l’aspiration des cellules graisseuses fragmentées qui sont responsables de la lipodystrophie localisée et de la déformation externe.

Quand cette graisse profonde est complètement aspirée, il est possible, dans certains cas, de poursuivre l’aspiration vers les deux couches graisseuses plus superficielles, mais avec précaution, en examinant minutieusement et en évaluant les capacités de rétraction de la peau.

​Grâce à son élasticité, elle doit pouvoir, dans les semaines qui suivent l’opération, se rétracter de façon harmonieuse sans garder des plis résiduels à sa surface alors qu’elle est privée de son support graisseux sous jacent éliminé par l’aspiration.

Avant / après  

CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE

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