Abdominoplastie et liposuccion

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Quatre types d’interventions pourront améliorer l’aspect de votre ventre :

     – la liposuccion ou lipo-aspiration,

     – l’abdominoplastie au plastie abdominale classique ;

     – la mini plastie abdominale classique ;

     – la mini plastie abdominale de technique personnelle surtout indiquée chez une femme plutôt mince et porteuse d’une distension cutanée avec vergetures localisées au-dessus du nombril.



 

Le ventre ou paroi abdominale antérieure , peut être dégradé dans diverses circonstances plus ou moins associées : grossesse, amaigrissement, prise de poids, effort musculaire violent ou intervention antérieure sur l’abdomen.

Le but d’une intervention sur le ventre est:


     – esthétique : restaurer un ventre plat souligné de lignes harmonieuses concaves et convexes qui définissent la beauté du ventre ;


     – fonctionnel : restaurer la tonicité et la solidité de la paroi musculo aponévrotique, ce qui permet d’éviter de nombreuses douleurs dorso-lombaires et des problèmes musculaires pelviens à l’origine de l’ incontinence urinaire, extrêmement fréquente;

     – sexuel.



L’objectif d’une intervention sur le ventre est de restaurer les trois éléments constitutifs de sa paroi qui sont touchés à des degrés divers :

     – la peau : qui peut être distendue, en excès, amincie ou vergeturée.  Son traitement repose sur l’exérèse de l’excès de peau et sa remise en tension au moyen d’une suture de technique originale évitant au maximum l’élargissement cicatriciel ;

     – la graisse : souvent retrouvée en excès ; la mesure de l’épaisseur du pli cutané permet de la quantifier en pinçant la peau entre le pouce et l’index, les muscles sous-jacents étant contractés. Le pli cutané de référence est celui de la face interne du bras. Un pli cutané supérieur à celui du bras signe un excès graisseux.
Cet excès est traité par liposuccion, si le pli cutané dépasse 2 cm d’épaisseur. En-deçà, l’aspiration est contre-indiquée car source de complications postopératoires, notamment la « tole ondulée » d’apparition soit immédiate, soit parfois 10 voire 15 après l’intervention à la faveur d’un amaigrissement ou de modification hormonale;

     – la paroi musculo aponévrotique : elle est constituée des muscles grands droits de l’abdomen – ou muscles abdominaux -, des muscles obliques et de leurs aponévroses respectives sur les côtés.
 Au nombre de deux, les muscles grands droits s’étendent verticalement dans la partie centrale du ventre, des dernières côtes jusqu’au pubis, , en circonscrivant l’ombilic.
Ces deux muscles sont normalement intimement accolés l’un à l’autre sur la ligne médiane. En cas de désolidarisation de ces deux bords, apparaît ce qu’on appelle un diastasis des muscles grands droits.
Souvent, ce diastasis est associé à une hernie ombilicale qui doit être systématiquement recherchée.
La cure du diastasis et celle de la hernie ombilicale ( si elle existe ), font partie intégrante du traitement d’une paroi abdominale si l’on veut obtenir un ventre plat et solide d’où l’importance d’être opéré par un chirurgien généraliste, capable d’intervenir sur n’importe quelle organes, mais également spécialisé en chirurgie esthétique du ventre .

De plus, votre chirurgien devrait être expérimenté car, de technique relativement simple, ces interventions de plastie abdominale deviennent extrêmement complexes si l’on veut obtenir un résultat parfaitement esthétique.

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Quelles sont les différentes techniques chirurgicales possibles ?

Les techniques chirurgicales sont variables suivant la sévérité des anomalies des éléments constitutifs de la paroi abdominale.
Trois interventions sont classiquement utilisées : la plastie abdominale classique ou abdominoplastie, la mini abdominoplastie et la lipo-aspiration ou liposuccion.

 

La plastie abdominale classique ou abdominoplastie comporte :



     - l’exérèse de l’excès cutané et graisseux situé sous le nombril ;


     - l’isolement de l’orifice superficiel, cutané,du nombril et son transfert vers le haut mais sans désinsertion de son orifice profond par rapport au reste de la paroi musculo aponévrotique;


     - la cure du diastasis et de la hernie ombilicale, si elle est présente ;


     - la liposuccion.

 

Très fréquemment indiquée, elle corrige donc les trois éléments de la paroi :


     – les muscles grands droits en sus et sous ombilical ;


     – la graisse par liposuccion (ou lipoaspiration);


     – la peau et l’ombilic par exérèse du bourrelet cutanéo graisseux allongé horizontalement entre l’ombilic et le pubis, associée à une transposition de l’ombilic, c’est-à-dire, un déplacement de l’ombilic vers le haut dans une position idéale.



Les différents temps opératoires sont les suivants :

     1) 
L’incision présente les caractéristiques suivantes :


– sus pubienne, juste au-dessus du pubis ;


– concave vers le haut et non pas horizontale comme le pratiquent beaucoup de chirurgiens ;


– très basse, en évitant de traverser les régions inguinales ;


– la plus courte possible ;


– emportant le maximum de derme sur les berges supérieures et inférieures selon une technique originale, préparant ainsi un type de suture de technique originale et personnalisée appelé lambeau d’accolement ou Adhesion Flap qui évitera au maximum l’élargissement cicatriciel secondaire.



    

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     2) La dissection pré aponévrotique sous ombilicale 


Cette dissection est en fait un décollement qui est mené du pubis jusqu’à l’ombilic, au contact du muscle, sauf au pourtour du pubis où il faut laisser une certaine épaisseur de graisse accolée aux muscles profonds. 
L’hémostase au bistouri électrique est minutieuse, coagulant chaque vaisseau perforant et surtout toutes les « dendrites » tissulaires blanchâtres qui se tendent régulièrement, à l’intérieur de la graisse, surtout Sur les côtés et à proximité des côtes.



 

     3) L’isolement de l’ombilic.

L’incision péri ombilicale suit un tracé arrondi, en fait adapté à chaque forme d’ombilic et plutôt intra ombilical, à quelques mm à l’intérieur du pourtour du conduit. Il s’agit d’un temps particulièrement important de l’intervention si l’on désire obtenir un bel ombilic.



 

     4) La dissection pré aponévrotique sus ombilicale
.

Cette dissection est menée vers le haut, au dessus de l’ombilic, le plus souvent jusqu’à l’appendice xiphoïde et est peu étendue latéralement, le moins possible.



    

     5) La dissection et la cure d’une éventuelle hernie ombilicale associée 
La hernie est disséquée, son contenu réintégré dans la cavité abdominale et l’orifice ombilical profond est solidement refermé afin d’ éviter toute récidive.



 

     6) La cure du diastasis sus et sous ombilical
.

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La suture est effectuée en 2 plans : points en X au fil non résorbable n°0 (Mersuture*) doublé par un surjet au fil à résorption lente n°1(Vicryl*) qui recouvre le premier plan de suture et l’ isole des tissus cutanéo-graisseux superficiels. Les aiguilles sont de section ronde afin d’éviter toute déchirure de l’aponévrose musculaire, souvent fragile.

 

     7) L’exérèse du bourrelet cutanéo graisseux sous ombilical.


Effectué selon un tracé adapté à chaque cas, cette exérèse est associée à un dégraissage profond et prudent des tranches de section.



 

     8) La vérification de l’hémostase


L’hémostase ou coagulation des vaisseaux au bistouri électrique est minutieuse après rinçage au sérum bétadiné tiède.

 



     9) Le drainage


Effectué par deux drains aspiratifs, l’un sus et l’autre sous ombilical sortant par la région pubienne.



 

     10) L’extériorisation de l’ombilic


Après son isolement, l’ombilic est situé sous la peau. Il est extériorisé en bonne position à un niveau très précis et variable suivant chaque cas. L’ombilic est ensuite suturé finement à la paroi abdominale qui l’entoure.



 

     11) Fermeture cutanée

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Elle est très spécifique, constituée par un lambeau d’accolement ou Adhesion Flap en 3 plans :


-dermique profond, au fil à résorption semi lente 2/0 ;


- dermique plus superficiel, au fil à résorption semi lente 3/0 ;


- épidermique, par de fines agrafes.
Les deux extrémités latérales sont traitées préventivement de façon à éviter tout excès cutanéo graisseux résiduels appelés « oreilles ».



 

     12) La liposuccion terminale


Cette liposuccion concerne régulièrement les flancs et les régions lombaires(poignées d’amour et hanches).
Effectuée par l’intermédiaire d’une minuscule incision latérale de chaque côté, elle emporte fréquemment 1 à 1,5 litre de graisse.



 

     13) Le pansement


Une sorte de filet appelé Contensor est collé, à même la peau, d’une région lombaire à l’autre. L’ombilic est recouvert d’une compresse grasse (Tulle Gras*). Les régions lombaires aspirées sont très fortement comprimées par des bandes collantes élastiques.

La mini abdominoplastie ou mini plastie abdominale

 

Indiquée fréquemment, elle traite également les 3 éléments de la paroi :

     - les muscles par cure du diastasis souvent uniquement sous ombilical ou remontant de quelques centimètres au dessus de l’ombilic ;

     - la graisse par lipoaspiration ;

      - la peau par exérèse d’un bourrelet sus pubien de 7 à 12 cm d’épaisseur selon les cas. L’ombilic n’est pas déplacé mais sa face profonde peut être désinsérée puis resuturée à quelques cm plus bas, afin d’étirer et d’atténuer des vergetures situées au dessus de l'ombilic.

Il s’agit d’une intervention de plastie abdominale a minima qui est indiquée quand la lipo-aspiration simple, isolée est insuffisante ou contre-indiquée pour 2 raisons : la peau du ventre est trop lâche (en excès) ou trop abîmée: « vergeturée », distendue, peu tonique.

Il existe 2 versions de la mini plastie abdominale :

     – la version classique quand l’excès de peau est surtout localisée au-dessous de l’ombilic ;

     – la version personnelle , lorsqu’il existe un excès de peau localisé principalement non plus au dessous mais au-dessus de l’ombilic. Si des vergetures sont présentes juste au-dessus de l’ombilic, la tension de la peau permet de les rendre moins visibles.

 

La liposuccion ou lipo-aspiration abdominale

 

Elle peut être réalisée isolément en cas d’excès graisseux recouvert d’une peau de bonne qualité, tonique, peu excédentaire et peu vergeturée, capable d’une forte rétraction postopératoire.

Parfois, un diastasis sous ombilical associé peut être suturé sous endoscopie par l’intermédiaire d’une petite incision pubienne. Cette liposuccion est toujours «sculpturale » selon une technique que j’ai mise au point il y a environ 20 ans et largement reprise actuellement.

 

 

     1) L’infiltration pré opératoire

 

Il faut injecter, dans la paroi abdominale , en tout début d’intervention et avec un appareil d’ infiltration, du sérum injectable en quantité égale à la quantité de graisse qu’il est prévu d’aspirer.

C’est ce que l’on appelle la technique humide ou « wet technique ». Le sérum injectable est mélangé à de la Xylocaïne adrénalinée : habituellement un litre de sérum pour 2 flacons de Xylocaïne adrénalinée à 1%, la dose maximale de Xylocaïne adrénalinée à 1% étant de 6 flacons par intervention.

Cette infiltration offre de nombreux avantages :

     - perte de sang réduite et fatigue post opératoire atténuée ;

     - volume de graisse aspirée pouvant atteindre 5 voire 6 litres, sans problème volémique ;

     - diminution de l’œdème post opératoire par une atténuation du réflexe nerveux sympathique de vasodilatation ;

     - simplification de l’aspiration par décollement entre graisse et muscle et fragmentation de la graisse à extraire ;

L’infiltration est particulièrement intense en regard des futures mini incisions cutanées.

 

     2) La liposuccion elle même

 

La lipoaspiration est effectuée grâce à des canules très fines, de 2 ou 3 mm de diamètre, introduites sous la peau par de minuscules incisions pubiennes et ombilicales. De manière à être uniforme, les directions sont toujours croisées. Toujours « sculpturale », la lipoaspiration modèle de façon précise le relief musculaire sous jacent de manière à l’accentuer.

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La prudence est toujours de règle : la palpation de l’extrémité de la canule par la main gauche, chez un droitier, est une précaution élémentaire dans ce type d’intervention. Le geste doit être souple,ample, doux et maîtrisé. Le geste est simple mais l’expérience, comme dans toute opération, est capitale pour obtenir un résultat esthétique parfait.

Elle représente souvent le premier temps d’une abdominoplastie plus complète.

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Avant / après  

CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE

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