Mini plastie  abdominale

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Mini plastie abdominale

classique

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Mini plastie abdominale

classique

Elle débute souvent par une liposuccion puis par une incision horizontale au niveau du pubis, basse, courte, concave vers le haut. La peau est décollée en profondeur vers le haut au raz des muscles jusqu’au niveau de l’ombilic voire jusqu’au niveau des côtes sans toucher à l’ombilic.

Une suture solide des muscles abdominaux (ou muscles Grands Droits de l’abdomen) effectuée sur la ligne médiane verticale est nécessaire quand il existe un écartement médian de ses muscles (ou diastasis) ce qui est très souvent retrouvé .

Dans certains cas, il est nécessaire d’effectuer une désinsertion de l’orifice profond de l’ombilic, au raz du plan musculaire, mais sans aucune incision cutanée externe, afin d’autoriser une suture solide du diastasis des muscles Grands Droits sur toute la ligne médiane du pubis jusqu’au thorax. La partie profonde de l’ombilic est ensuite réinsérée sur le muscle habituellement un peu plus bas de manière à effectuer une haute tension supérieure et retendre vers le bas la peau située juste au-dessus , ce qui permet de tendre d’une certaine manière la peau sus ombilicale et ses vergetures afin de les rendre moins visibles.

Un croissant de peau est ensuite enlevé juste au-dessus du pubis.

Cette technique permet de retendre la peau située juste au-dessous de l’ombilic mais, en définitive,très peu la peau située au-dessus, malgré mon artifice technique de désinsertion de son orifice profond.

Or, il existe fréquemment chez les femmes assez minces des problèmes de peau dans la zone située juste au-dessus de l’ombilic sur une dizaine de centimètres de hauteur et de largeur. À ce niveau, cette peau peut être fripée , en excès, ou tapissée de vergetures.

Pour cette raison, j’ai mis au point une deuxième version de la mini plastie abdominale.

Mini plastie abdominale

personnalisée

Elle débute toujours par une incision cutanée au niveau du pubis, basse, concave vers le haut, comme pour la mini plastie abdominale classique.

Un décollement de la peau, en profondeur, au raz de la surface des muscles, est effectué jusqu’au niveau du thorax.

Une liposuccion est effectuée en cas d’excès graisseux.

Une désinsertion profonde de l’ombilic peut également être de mise et permettre de manière précise:

     - une suture, si nécessaire, des muscles abdominaux sur la ligne médiane du pubis jusqu’au niveau du thorax ;

     – une mise en tension de la peau plissée située juste au-dessus de l’ombilic en réinsérant la face profonde de cet ombilic sur le muscle à 2 ou 3 cm plus bas qu’auparavant.

Parfois, cette artifice technique n’est pas suffisant à cause de trop nombreux plis sus ombilicaux.

Il faut alors pratiquer une exérèse d’un croissant de peau comme dans la mini plastie abdominale classique mais en y associant une incision verticale médiane correspondant à l’exérèse d’une petite languette verticale de peau, vers le haut, parfois jusqu’à l’ombilic.

Une incision cutanée arrondie, presque invisible, circonscrivant l’ombilic ouvrez la parenthèse (plutôt à l’intérieur afin qu’elle soit presque invisible) est devenue nécessaire.

Cette technique permet de retendre et lisser la peau au-dessus de l’ombilic de manière importante.

Au total, en fin d’intervention, la cicatrice pubienne est courte, concave vers le haut mais avec un trait médian verticale court.

Il existe aussi une petite incision dans l’ ombilic très peu marquée.

Cette version personnelle de la mini plastie abdominale permet de retendre la peau plissée située juste au-dessus de l’ombilic, en excès et/ou « vergeturée ».

Les cicatrices définitives, toujours exécuté selon ma technique d’ Adhésion Flap, doivent être très peu visibles.

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Evolution post opératoire habituelle

L’œdème

 

D’intensité variable mais inévitable, ce gonflement est secondaire à :

     - l’afflux de sérum dans l’espace vide laissé par la graisse aspirée ;

     - la constitution, presque obligatoire, d’un épanchement lymphoréique sous ombilical ;

     - la vasodilatation locale, d’origine nerveuse sympathique, causée par le traumatisme local, comme on peut le rencontrer, par exemple, après d’une entorse de cheville.

Ce gonflement est maîtrisé par la compression douce de la gaine qui favorise en plus sa résorption.

Les résultats de l’intervention ne sont appréciés qu’en différé :

     - le ventre recommence à dégonfler qu’à l’issue du premier mois qui suit l’intervention ;

     - le dégonflement est net vers troisième mois ;

     - le résultat définitif ne peut être jugé qu’au sixième voire huitième mois après l’intervention.

Il faut donc être patient et savoir que certaines zones peuvent dégonfler plus rapidement que d’autres, notamment un côté par rapport à l’autre.

 

La douleur

 

Peu intense et très bien calmée par des antalgiques adaptés, elle persiste généralement quelques jours. Il me semble qu’elle est similaire à la douleur d’une contusion causée par un traumatisme externe bien connu des sportifs. C’est la douleur du « gros bleu » localisée surtout dans les régions lombaires, la paroi abdominale étant en elle même rarement douloureuse.

 

L’asthénie

 

La fatigue est paradoxalement souvent plus nette au cour de la 2ème semaine que lors des premiers jours qui suivent l’intervention .Cette asthénie persiste parfois un peu plus de deux semaines, surtout si le volume cutanéo-graisseux enlevé a été très important.

 

L’induration et les troubles sensitifs

 

La peau située juste au dessus du pubis est souvent induré, « cartonnée » et peu sensible. Le ventre recouvre sa souplesse et sa sensibilité, progressivement, en dégonflant, parfois après 6 ou 8 mois.

 

La cicatrice

 

Selon une technique personnelle de suture qui permet d’éviter l’élargissement, cette cicatrice forme, sur ses deux tiers latéraux, un bourrelet disgracieux qui s’aplatit en 4 à 6 semaines.

Le trait cicatriciel passe souvent par une phase active qui culmine au troisième mois, où il devient rosé et parfois un peu épais.

Le trait s’éclaircit et s’assouplit alors progressivement pour être mature au terme d’un an.

En définitive, il faut insister sur la nécessité :

- d’un traitement prolongé post opératoire de cette cicatrice par l’application de crèmes adaptées, matin et soir, la qualité de la cicatrice ne pouvant être jugée qu’un an après l’intervention. Il me paraît même que cette qualité est souvent encore plus parfaite après deux ans.

- d’une protection solaire par application d’écran total sur les cicatrices pendant un an .Toute exposition scolaire risquerait d’entraîner une pigmentation cicatricielle définitive.

    

Quelles sont les rares complications possibles ?

LES RETARDS DE CICATRISATION ET LA NECROSE CUTANEE

 

Sur la cicatrice sus pubienne

Ces troubles s’observent dans le tiers médian sus pubien de la cicatrice et sous plusieurs formes :

     - le simple retard de cicatrisation matérialisé par une petite croûte linéaire qui est accolée à la cicatrice et disparaît en 3 semaines ;

     - la nécrose superficielle sous la forme d’une croûte plus large et noirâtre, imposant des pansements bétadinés pendant environ un mois avant de disparaître spontanément ;

     - la nécrose profonde très rare. Elle touche toute l’épaisseur de la paroi cutanéo graisseuse et nécessite une exérèse progressive au bistouri, le plus souvent sans réintervention, associée à des pansements adaptés.

L’étiologie de ces problèmes cicatriciels est toujours dominée par des troubles de

vascularisation de types ischémiques favorisés par les facteurs suivants :

     - suture cutanée sous trop forte tension par excès d’exérèse de peau ;

     - obésité, tabagisme, diabète mal équilibré ;

     - cicatrice verticale médiane ou cicatrice horizontale sous costale préexistantes.

 

Ces complications sont évitées en effectuant, dans les cas « limites » de tension cutanée importante, non pas une cicatrice sus pubienne très haut située et inesthétique (pop up cicatrice trop haut située), mais une cicatrice basse, avec un refend vertical sous forme d’une petite cicatrice médiane de quelques centimètres, s’étendant vers l’ombilic. Les troubles métaboliques, le tabagisme, l’obésité et les cicatrices pré existantes doivent inviter à la plus grande prudence.

 

Sur la cicatrice péri-ombilicale

Ces troubles de cicatrisation s’observent le plus souvent quand, au transfert du nombril, s’associe une hernie ombilicale qui est traitée en même temps. Les formes cliniques sont identiques à celles de la cicatrice sus pubienne.

Ces complications sont évités par :

     - un traitement de la hernie et du diastasis ne comprimant pas la base de l’ombilic ;

     - une transposition ombilicale effectuée sans tension excessive sur ses berges ;

     - une suture cutanée de l’ombilic aux points très fins, non ischémiants.

Il faut noter enfin, qu’une souffrance voire une nécrose partielle de l’ombilic cicatrise spontanément en 1 mois par applications de simples pansements bétadinés. En revanche, la cicatrice définitive est parfois de moins bonne qualité.

 

Les conséquences de ces retards de cicatrisation et nécroses cutanées

Ces complications n’ont pas de caractère de gravité, même s’il faut toujours se méfier de la contamination secondaire d’un épanchement lymphoréique profond à partir d’une infection cutanée superficielle.

Immédiatement, ces retards de cicatrisation prolongent la durée des pansements et secondairement, ils ont tendance à altérer la qualité de la cicatrice définitive imposant parfois une reprise chirurgicale qui n’est jamais de mise avant la fin de la première année.

 

L’EPANCHEMENT « LYMPHOREIQUE »

 

Il s’agit d’un épanchement post opératoire constitué d’un liquide jaune clair non lymphatique incoagulable, siégeant dans la zone de décollement pré-aponévrotique entre le muscle et la graisse.

Presque systématique après toute plastie abdominale sous la forme d’un gonflement indolore de l’abdomen sous ombilical, son volume est le plus souvent modéré. Parfois, l’importance de cet épanchement impose une ou plusieurs simples ponctions à l’aiguille, exceptionnellement une réintervention pour évacuation et drainage.

Afin d’éviter un tel épanchement volumineux, qui serait pour certains auteurs très fréquents, il faut à mon sens, prendre les 3 précautions suivantes :

     - incision sus pubienne concave vers le haut, passant au dessus des régions inguinales et évitant ainsi de traumatiser des zones lymphatiques ganglionnaires ;

    - coagulation minutieuse, pas à pas, de toutes les fines dendrites tissulaires, blanchâtres, non vasculaires, qui se tendent progressivement lors du décollement pariétal, notamment latéral ;

     - compression douce par un filet souple à mailles fines appelé contensor qui est collé à la peau en fin d’intervention, et est enlevé à la sortie de la clinique. Il est alors remplacé par la gaine compressive qui est portée pendant les 3 semaines qui suivent.

LES AUTRES COMPLICATIONS

Elles doivent être systématiquement évoquées et prévenues :

 

L’hématome

prévenu par un drainage aspiratif systématique laissé en place suffisamment longtemps, et par une hémostase per opératoire minutieuse ;

 

L’infection

prévenue par une antibiothérapie en flash per opératoire systématique et par la prévention des hématomes ;

 

La phlébite et ses complications emboliques

déjà étudié en détails dans l’introduction ;

 

La perforation intra abdominale

rarissime et évitée par une aspiration toujours prudente.

 

Les troubles respiratoires post opératoires

secondaires au traitement d’un volumineux diastasis particulièrement chez un insuffisant respiratoire et ils sont prévus par une kinésithérapie respiratoire pré opératoire adaptée, qui est également très largement prescrite en cas d’intoxication tabagique.

conclusion

L’ abdominoplastie n’est pas représentée par une seule mais par plusieurs interventions indiquées en fonction du désir de chaque patiente et des conditions anatomiques locales préexistantes.

Les complications possibles sont, certes nombreuses, mais en définitive très peu fréquentes et dans l’immense majorité des cas, bénignes. La seule complication majeure est la phlébite et son risque d’embolie pulmonaire qu’il faut toujours garder à l’esprit et systématiquement prévenir et dépister précocement.

L’abdominoplastie est une véritable intervention chirurgicale qui, même si elle s’intègre dans un domaine « esthético-réparateur », nécessite de respecter particulièrement les maîtres mots suivants :

     –information et contrat avec sa patiente ou son patient,

     –stratégie minutieuse;

     –prévention des phlébites;

     –chirurgien spécialisé en chirurgie viscérale et chirurgie esthétique;

    – chirurgien expérimenté évoluant dans un milieu chirurgical spécialisé;

    – surveillance post opératoire rigoureuse en milieu spécialisé;

     – absence d’association à une autre intervention dans le même temps opératoire (sauf en cas de liposuccion isolée), une intervention de chirurgie dite « non essentielle », ne devant jamais, à mon sens, dépasser une durée de 3h.

Beaux résultats esthétiques et grande satisfaction de sa patiente ou de son patient sont alors la règle.

Avant / après  

CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE

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